Saint-Sorlin-En-Bugey : L'histoire

La Châtellenie

EcussonSans nous attarder à son passé gallo romain, attesté par plusieurs vestiges, Saint Sorlin ou plus exactement Saint Saturnin de Cuchet comme on l'appelait autrefois, était, vers 1100 / 1150 inclus dans les possessions de la famille de Coligny.

 

C'est cette famille, qui fit bâtir le « Grand Château » dont on voit les ruines au-dessus de la Pouponne, pour défendre cet élément avancé de leurs terres. On ne pouvait trouver meilleure position !

Par le mariage de Béatrice de Coligny avec Albert III de la Tour (vers 1220), Saint Sorlin passa à la famille de la Tour (la Tour du Pin). Comme un de leurs descendants, Humbert 1er, devint par son mariage avec Anne Dauphine, le premier Dauphin de Viennois de la IIIème race, Saint Sorlin devint dauphinois et le resta pendant près de 70 ans (1282 / 1349), période marquée par une lutte continuelle et acharnée entre Dauphinois et Savoyards dont les possessions étaient imbriquées les unes dans les autres. Humbert Il, le dernier Dauphin, vendit le Dauphiné à la France et Saint Sorlin passa sous la couronne de France, mais pour peu de temps.

En effet, en 1355, un échange entre France et Savoie vint mettre un peu d'ordre dans le puzzle des terres et le Rhône constitua dorénavant la frontière. Saint Sorlin devient savoyard et d'une façon générale, la population n'eut pas à souffrir de la domination des Comtes puis des Ducs de Savoie

Durant les périodes dauphinoise et savoyarde,

Saint Sorlin était une petite capitale, siège d’une châtellenie. Le châtelain avait de multiples attributions puisqu'il représentait le Prince, mais c’était surtout un militaire à qui était confiée la défense de la place. La châtellenie de Saint Sorlin inféodée à Odon de Villars, de 1401 à 1414, puis à Gaspard de Varax en 1460, pour lequel elle fut érigée en marquisat. Saint Sorlin fait ensuite partie du douaire de Claudine de Brosse dite « de Bretagne », veuve du Duc Philippe Il et, enfin, est inclus dans l'apanage de la branche des Savoie Nemours.

Chose curieuse, lorsque Bugey et Bresse devinrent français en 1601 par le Traité de Lyon, qui entérinait l'échange avec le marquisat de Saluces, l'apanage des Savoie Nemours conserva son statut. Saint Sorlin revint ensuite à la famille de Savoie, qui obtint par le Traité d'Utrecht en 1716, la faculté de vendre ses possessions de ce côté des Alpes. Et ce fut les Chartreux de Portes qui se portèrent acquéreurs et devinrent ainsi marquis de Saint Sorlin, espérant mettre fin aux innombrables litiges avec les communautés voisines... Il n'en fut rien.

A la révolution,

 
 
 
Saint Sorlin (Bonne Fontaine) redevient un petit village de vignerons. Durant ces dernières années, Saint Sorlin s'est agrandi de constructions nouvelles, a vu l'implantation d'une importante maison de commerce, la création d'une école d'enseignement rural renommée, des rénovations heureuses et surtout la prise de conscience de sa population pour la valeur de son patrimoine et l'intérêt de sa sauvegarde.

 

Texte de A. Martelain, copie d’une plaquette réalisée par l’association « les Amis du Vieux Saint Sorlin »
Abréviation M.H. = Monument Historique
BIBLIOGRAPHIE : Mlle J. JARRIAT : « Saint Sorlin » BSNAA, 1951, « La maison de St Christophe » BSNAA, 1967; Abbé J. PAUL-DUBREUIL: « Saint Sorlin », 1964; Richesses touristiques et archéologiques du canton de Lagnieu (pré inventaire), 1988

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